1ère bougie ACF / Fréjus pour Grand Cru
" Château Trombe d’Eau 2006 "
Mai 2006

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Déjà un an! Alors pour souffler notre 1ère bougie d’anniversaire, c’est l’heure des retrouvailles en ce long week-end du 8 mai 2006 avec les amis du Chapter de Fréjus. Plein d’entrain, bien installés sur nos 42 sculptures bichonnées, étincelantes dignes représentantes de la plus grande marque de moto de Milwaukee depuis 1903 connue sous le nom de Harley Davidson, les membres de l’Alsace Chapter, sous le commandement de notre " Head Road Captain " en la personne de Jean-Paul, se sont taillés la route jusqu’aux " Portes d’Alsace " avec le soleil pour témoin. Là, les réservoirs ont encore été sevrés d’un carburant " cru d’Alsace " jusqu’au bouchon! Tiens le groupe s’est agrandi des membres du sud de la région et conforte notre convoi de bikers sous un ciel de plus en plus menaçant. Les premières gouttes ont dégouliné sur nos vestes en guise d’apéritif, juste avant de parquer nos montures à Vesoul, pour un déjeuner fortifiant... Merci pour la réservation des tables au self, car aligner 50 Harley devant un Cora un samedi midi avec des spectres en vêtements de pluie est aussi discret que de faire la queue en tenant un plateau, le casque et tous les accessoires... Bref, déjà l’heure de se rhabiller et de former le convoi pour rallier Chalon / Saône et sa concession HD, lieu de rendez-vous avec nos potes de Fréjus.
Quel délire de voir une centaine de Harley alignées dans la cour et sur les côtés de la voie d’accès en plein cœur d’une mégapole de concessionnaires autos et motos! Le tintement des petits verres scellant les retrouvailles fut de bon ton et bien sympathique, surtout de la part de la concession. Vite, il faut observer les fans de merchandising qui, sous aucun prétexte, ne manqueraient d’acheter le souvenir du moment. Les piles de T-shirt inondent les étagères, mais en bourrant bien, et malgré quelques faux plis, on arrivera bien à compléter sa collection.
Malheureusement St Pierre se joue de nous et ouvre les vannes, comme pour diluer le pollen virevoltant dans la campagne pour en tapisser les chaussées. Alors vite en selle et direction Beaune pour y trouver notre havre de festivités. Cette météo explique les collines de Bourgogne aux herbes d’un vert tendre, tant appréciées des bovins qui ne savent pas s’ils doivent déguerpir ou regarder cette horde de " men-in-fer ". Pas fâchés d’être rendus, nous pouvons prendre possession de nos chambres et nous préparer pour la soirée. 150 bikers répartis autour du bar, de la salle de réception, cela faisait beaucoup de verres levés à chaque paragraphe de discours traditionnels... Et je suis content de... Merci pour tes mots... Bref, et dire qu’il y en avait même un qui a retourné sa veste car entre " cops " c’est plutôt la chemise qui est de rigueur!
Les tables cerclées des participants, le dîner servi, les papilles aiguisées, ce moment de dégustation fut vite accompli car la soirée devait démarrer en musique. Estrade dressée, instruments bien placés, le groupe Delta prend les cordes et les cuivres en main et c’est le rock qui empli la salle. Sous la direction de notre ami Martzloff, (les participants du Springride connaissent), lunettes noires, doigts sur les cordes et micro collé aux lèvres, il assure le rythme qui entraîne tout le monde sur la piste pour se jouer des passes et autres figures qui est la vitrine du rock’n roll. Décibels de tubes et accompagnement des cuivres donnent du volume à ces morceaux choisis qui invitent les Alsaciens et les Varois à se mélanger et offrir des duos d’un jour.
C’est l’ambiance des grands soirs et il faut déjà tourner les boutons des amplis pour laisser place aux berceuses pour certains et aux derniers pots pour les plus gaillards. Le dimanche étant la journée dite de grasse matinée, le départ a seulement été fixé à 9 heures pour une ballade dans les vignobles. Notre Jean-Paul nous avait concocté un itinéraire sur le Web (normal, il cumule aussi la banane du Webmaster) et s’était fait le parcours en 3D... Super la technologie... sauf qu’avec une centaine de bécanes derrière son garde-boue (je parle de la vraie pièce en tôle et non de sa femme Monique), ça change la donne et les panneaux cachés par les arbres ou autres murs... cela relevait plus d’un jeu de piste que d’une ballade dominicale. Mais notre spécialiste avec son GPS implanté à la place du cerveau et aidé par son antenne Monique scrutant le moindre indice, ont réussi à faire serpenter ces monstres un peu bruyants sur la route des grands crus de Bourgogne.
Un petit arrêt à Port Lamy pour un café, chocolat et autres liquides appréciés des bikers avec en mémoire déjà les premiers coteaux traversés aux noms évocateurs comme Nuit St Georges... Allez, encore quelques kilomètres avant d’arriver à St Aubin où Monsieur Roux nous accueille pour un plateau repas et une dégustation de ses produits. Au fait, la pluie a cessé et un rayon de soleil agrémente même notre repas. Tous en place pour la photo de groupe avant de boucler la ballade à Beaune après 130 Km de découverte dans ce pays si connu par les étiquettes des bouteilles et si peu quant à leurs contenus. Mais les organisateurs de l’Alsace Chapter avaient bien concocté le programme, car les motos alignées sur la place de l’Hôtel de Ville, sous le regard éberlué des premiers touristes, nous avions loisir de d’apprécier cette belle ville avant le rendez-vous pour la visite commentée des Hospices de Beaune. Qu’il est agréable de flâner dans ces ruelles sous l’astre du jour qui nous réchauffe et donne du relief à toutes ces bâtisses des siècles derniers. Il est à relever la bonne conduite des participants, car à l’heure dite, en rang par deux pour le comptage, les assoiffés de culture, men et women in black, squattent le trottoir pour obtenir le ticket magique ouvrant la porte de ce site historique, découvrir ce lieu de souffrance et d’espoir à l’architecture particulière et en plus un casque qui amplifiait la douce voix de la guide.
Ces Hospices valent le détour et la visite bien commentée remplit les espaces neuronaux vides d’une histoire souvent méconnue, mais qui fait la richesse de notre culture. Que de photos faites durant cette visite, des touristes, mais aussi des scènes reconstituées qui démontrent le dévouement de ces religieuses pour leur prochain, même si l’argent était déjà un facteur de ségrégation. Les pièces judicieusement décorées arborent des tableaux et autres polyptiques rares de réalisme et de beauté. 18h30, retraite (pas aux Hospices!) mais à l’hôtel pour notre deuxième soirée festive. Le temps de se pomponner et déjà M. Roux nous présente sa gamme de vins et nous offre une dégustation commentée des différents cépages en commençant par les blancs, pour finir avec les rouges. Tout un chacun pouvait goûter et apprécier les différences des vins qui offrent des amertumes changeant selon le cépage, l’exposition, la vinification et la constitution du sol (calcaire dans cette région). Les échanges d’avis emplissaient la salle et les listes des produits présentés étaient détaillées et commentées. Mais n’abusons pas des bonnes chose car l’heure des remerciements. D’abord aux Chapter qui organisait cet événement en la personne de Alain Pignolles ou Vignolles... Après la dégustation certains avaient du mal à prononcer correctement... Puis tous ceux qui ont œuvré à la grande réussite de ce week-end avec Yannick Legall, M. Roux, les Safety sur la route et les Directors. Si de tels week-ends rassemblent autant de membres, c’est que ces gens de l’ombre méritent d’être fusillés de compliments car c’est une fois l’événement passé que l’on s’aperçoit des préparatifs que cela a demandé. Enfin le dîner et un intermède... Je dirai un remake de la Motte Chalencon, avec notre ami Luc Rahier qui nous caricature ses semblables, je veux parler des Belges. Puis notre DJ maison, Rachid, casque sur les oreilles, doigts sur les curseurs, attend fébrilement la venue d’un groupe mythique qui a enchaîné les tubes et a trouvé les bons tuyaux pour sensibiliser et réunir toutes les sociétés. Les " backpackers " en ont fait leur hymne et c’est dans leurs murs que les rencontres se faisaient. Ce groupe se résume en quatre lettres: Y.M.C.A. Des membres de nos Chapters se sont substitués à eux pour reformer le plateau et faire monter l’adrénaline déjà en surdose avec les décibels des enceintes. Succès garanti à tel point que le parquet était bondé de fans de disco. Les hits se succèdent et les adeptes de ces musiques se trémoussent à leurs rythmes profitant de cette soirée anniversaire qui sera normalement reconduite l’année prochaine.
Alors le lundi matin, la tête encore en fête, l’heure des au revoir sonne et de même les nuages en formation n’ont pas oublié de nous escorter de leur humidité tout au long de nos retours respectifs avec tous les souvenirs d’un week-end endiablé et riche en amitié...

Thierry

 


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